Aviron de Mer

Il est acquis de dire que la première qualité du rameur en mer est l’adaptation. Le travail de la technique comportera donc de longues heures de pratique en équipage dans tous les types de mer possibles (vagues, clapot, courants, etc.) afin d'acquérir les automatismes et la cohésion maximum qui permettra de rester efficace en toutes circonstances.

Ceci sera par exemple indispensable dans le "coup de tabac" ou au cours d'une navigation sous les différentes amures. Ainsi, il faudra peut-être raccourcir l'amplitude et augmenter la cadence dans les instants qui précèdent un départ au surf pour ensuite placer les pelles au plat-bord lorsque le bateau prendra toute sa vitesse dans l'écume d'une déferlante. Le rameur de rivière sensibilisé à la rigueur technique subira la remise en question de quelques fondamentaux. Exemple : si l'horizontalité de la traction est recherchée, elle est souvent difficile à mettre en œuvre.

L’aviron, en rivière comme en mer, est un sport de force. Cela est d’autant plus vrai en mer que les bateaux sont plus lourds et plus larges ; donc, d’avantage freinés à chaque coup de pelle. C’est une caractéristique qui sera primordiale à intégrer dans l’entraînement. La propulsion du bateau dépendra essentiellement de la qualité d’application de la force – la technique.

Les Origines de l'Aviron de Mer

Il est difficile de déterminer les origines de l'aviron de mer car l'homme a, dès son apparition, ressenti le besoin d'explorer le monde qui l'entoure. Ainsi, franchir des rivières, des fleuves, des estuaires, des bras de mer, des mers ou des océans a été une obsession permanente.

Par ailleurs, les nécessités économiques dans les secteurs de la pêche et du commerce l'ont aussi poussé à explorer des contrées toujours plus lointaines. Le besoin créant la fonction, nos aïeux ont donc élaboré des embarcations souvent remarquables avant d'en arriver au matériel que nous connaissons de nos jours.

Si la main a été la première « palette propulsive », il est probable que cette recherche de propulsion par l'appui sur l'eau ait dans un premier temps débouché sur la pagaie, moyen plus rudimentaire que l'aviron.

Les yoles dites de mer

Durant une grande partie du vingtième siècle, les clubs de l'hexagone ont utilisé une embarcation appelée yole de mer.

Ces magnifiques embarcations, construites à clins et dont les jauges étaient strictes, ont longtemps été les bateaux de référence pour l'initiation des débutants dans les clubs d'aviron, qu'ils soient situés sur les plans d'eau intérieurs ou du littoral.

Nous trouvions des versions à deux rameurs avec barreur, quatre avec barreur et huit avec barreur exclusivement armés en pointe, à l'inverse des canoës dits "français", armés pour leur part en couple.

La Fédération Française a été à l'origine de la création d'un championnat national sur ces yoles en 1901, dont la dernière édition a eu lieu en 1966. Il est à noter que l'utilisation de ces embarcations était limitée à une pratique dans le clapot, et qu'au-delà cela s'avérait périlleux.

L'aviron de mer sportif "moderne"

Le début des années quatre-vingt marque un véritable tournant dans cette évolution. Grâce à la médiatisation sans précédent de la traversée de l'Atlantique Nord à la rame par Gérard d'ABOVILLE (premier français à avoir traversé un océan à la rame, 72 jours en 1981), un élan nouveau a provoqué un engouement pour ce sport.

Après une relance de l'activité qui s'est effectuée sur des coques traditionnelles, quelques passionnés se sont investis dans la création d'embarcations contemporaines.

Le Finistère Nord a été le berceau de cette discipline avec l'apparition de constructeurs de bateaux et des premiers clubs dits « d'aviron de mer ».

Après des débuts confidentiels, la création de compétitions spécifiques a provoqué une réaction en chaîne avec la reconnaissance de l'activité par la Ligue de Bretagne d'Aviron puis par la FFSA qui considère actuellement l'aviron de mer comme une discipline à part entière.

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